| Philippe Hourdequin |
| Bilan de la saison 2004 |

![]() Bonjour à tous, voici en quelques lignes ma saison 2004, riche en événements en tout genre. Tout d’abord, une première sortie à oublier au Mans en mars dernier avec la disparition de Jean François Le Glatin. Vient ensuite un grand moment pour moi, car c’est une première dans ma modeste vie de pilote, les 24H00 du Mans ; je remercie au passage toutes les personnes m’ayant donné la possibilité d’y participer. Je pense à J.F, Jean-Louis Liotard et Dominique Cherrueau. Encore une fois un grand merci. L’aventure a été merveilleuse bien que nous n’ayons pas terminé l’épreuve. Elle fût riche en émotion aussi bien dans le paddock, dans les stands que sur la piste. L’intendance était royale tout le monde s’empressait d’être à l’heure aux repas concoctés par notre trio de choc, j’ai nommé Toto, Samisami et frère Toc. Nous étions donc des privilégiés opérant dans la joie et la bonne humeur. Arrivent ensuite les 600 miles de Dijon. Belle neuvième place en Protwin, me faisant doubler par deux kamikazes dans le dernier tour. Quelques minutes de repos et je prends le départ des 600 miles. Nous sommes en pôle position et je suis cette fois associé à 2 pilotes et non pas des moindres : Michel Robert et Luc Maïsto. Nous nous entendons bien et Peter nous a comme d’habitude préparé une superbe moto. J’inaugure le gros réservoir des 24h qui nous permettra de tenir minimum 60 mn. Je fais un départ canon, et me voilà après une dizaine de tours avec la ligne droite des stands d’avance. Tout fonctionne à merveille. Je passe le relais à Louis mais il se rend vite compte que le pneu arrière est déjà mort. 1h30 de roulage. ![]() Caramba, il rentre au stand pour éviter de prendre trop de risques et prévient Peter de changer le pneu arrière. La jante n’est pas prête. Il repart et trois tours plus tard s’arrête de nouveau. Le couteau entre les dents, il fait parler la poudre en ayant gagné une dizaine de places à la fin de son relais. Michel part confiant comme à son habitude et s’empare de la tête de la course à la moitié de son relais. La moto fonctionne à merveille et nous devançons la meute d’Aprilia. La pluie se met à tomber mais pas les temps de Michel. Il gère au mieux cette situation dont il a le secret. En doublant un attardé, il doit quitter la trajectoire dans le grand droit en descente et là trou noir pour lui. Il mettra de longues minutes à reprendre ses esprits.Heureusement plus de peur que de mal. Très contusionné de partout, il mettra quelques semaines à récupérer. Pour nous c’est la fin de l’épreuve et nous remballons en silence en découvrant la moto dans un piteux état. J’ai hâte de retrouver Patrick Portas qui fait la sa seule course de l’année. Et le sympathique Francky Vidal avec lequel je roule pour la première fois. Peter Clark est bien sûr de la partie et c’est encore une fois dans la joie et la bonne humeur que nous abordons cette épreuve. Nous nous élançons en deuxième position et la piste humide nivelle quelque peu les équipages. Francky prend le départ ; il est à quelques encablures de Bally le furieux que personne ne peut suivre. Je passe les premiers relais et c’est en tête que nous abordons le dernier tiers de la course. A ce moment précis nous cassons (comme l’année dernière) la chaîne sans occasionner de dégâts et notre pauvre Patrick se tape une séance de poussette. Revanche à Nogaro me dis je. Effectivement. Associé de nouveau à Francky et Moustique, nous arborons une moto fin prête grâce une nouvelle fois à Peter alias « Esprit-racing » pour les nouveaux venus. Sans lui pas de course enfin presque. Tellement indispensable que je n’imagine pas un déplacement sans lui. Je vous fais grâce des détails et c’est en vainqueur que Moustique franchit la ligne d’arrivée. Ultime satisfaction qui fait oublié toute une série de malchance. Il ne manquait que Patrick Portas pour clore cette saison d’endurance. Quant aux Protwin, je termine ma saison en ouverture du bol. Superbe onzième place au essai, sur un circuit que j’aime bien. En course c’est la bérézina. Parti avec un pneu usagé, et après quelques belles figures acrobatiques, je regarde filer mes adversaires qui me doublent. Je termine 22ème. Sourire. La joie fût néanmoins très très grande au tour d’honneur face à Jean-Claude Bouchereau (commissaire au château d’eau). Merci à tous mes ami(e)s qui m’ont aidés tout le long de l’année. Je remercie tout particulièrement Jean-Christophe de Motomorphose de m' avoir aidé cette année. C' est tout naturellement que je le recommande à tous les pistards. Non seulement il fait des polys solides, légers et résistants, mais en plus ils rivalisent avec ceux des motos officielles. Un régal pour les peintres à ce qu' on me dit. A l’année prochaine en espérant enfin faire une saison complète en Protwin. Passez d’excellentes fêtes de fin d’année. Philippe Hourdequin |
