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Quand la tête ne veut pas ! par Tanguy Rouzel #35 Cette saison 2004 est longue : 9 courses au calendrier qui se répartissent sur deux périodes déséquilibrées : quatre premières épreuves, de mars à début juillet, nous font faire un premier tour de France (début à Carole, suit le Sud avec Ledenon et Alès dans la même semaine, puis retour dans le Nord à Croix en Ternois pour terminer début juillet au Mans).
Deuxième tour de France : cette fois on part du Sud à Ledenon, puis Carole et Bordeaux dans la même semaine (!!!), pour arriver sur la finale du Vigeant, près de Poitiers ! Encouragé par les bons chronos de la saison passée et la longue, mais efficace, préparation hivernale de la moto, j’envisage la compétition avec optimisme. Malheureusement, les entraînements de début de saison condamneront définitivement tous mes espoirs avant même le début des hostilités ! Le mois précédent l’ouverture à Carole, je tombe quatre fois et perds ainsi le bénéfice de ma lente préparation ! Comme cela va se confirmer tout au long de la saison, je vais traîner mon passé de « chuteur ». Ma hantise de connaître à nouveau le stress de la réparation en urgence, comme ce fut le cas ces deux dernières saisons, me condamne à faire de la lointaine figuration ! Pas facile de résoudre la quadrature du cercle : pour que la confiance revienne, il faut des résultats, pour des résultats il faut se forcer à prendre des risques et les risques exposent à des chutes qui chassent toute sérénité ! Ainsi, de ces neufs courses ressortent trois retentissants échecs : les deux de Carole et Croix en Ternois, sanctionnées par trois non-qualifications ! Par deux fois, je suis tétanisé sur les épreuves parisiennes, les souvenirs des trop nombreuses chutes sur cet anneau me bloquent et je suis inexistant ! Aucun plaisir, impression de porter ma croix en entrant en piste, bref je ne suis pas prêt de retrouver la « courtisée » Carole ! Quant au circuit picard les éléments ne nous aident pas : de la pluie jusqu’au samedi matin, impossible de bénéficier du roulage de jeudi et vendredi et c’est dans l’inconnu que j’aborde les qualifications ; loin au chrono, je touche du doigt l’objectif à la repêche mais mon manque de rythme me condamne à faire panneauteur le dimanche ! (Panneauteur malheureux puisque mon « pilote » Francky (41) chute au premier virage, il y a des jours…) Je distingue trois autres courses que j’appellerai les « laborieuses » : trois week-end où je me suis battu pour renverser une situation bloquée !La première de Ledenon, .pendant laquelle la pluie nous accompagne jusqu’à la séance chrono du samedi ; je suis pétrifié et je termine dans le fond du classement ! Je me présente donc sans illusion à la course de repêchage, et sur le sec je retrouve mes sensations qui me font terminer à une jolie troisième place grâce à un roulage efficace et plaisant ! Même punition à Alès, dont la piste abîmée procure des réactions parfois surprenantes de la moto. Comment régler une suspension sur les bosses ? Vaste question et début de réponse après trois jours de tâtonnements ! Là encore, la course de repêchage est satisfaisante et de bonnes bagarres, qui vont par deux fois au contact, me font oublier beaucoup de frustrations ! Enfin, la manche de Mérignac, tant redoutée, sera finalement une source de satisfaction en 2004 ! C’est sur ce tourniquet ridicule que par le passé j’ai effectué mes plus grosses chutes sanctionnées par d’importants dégâts matériels et de profondes écorchures ! En deux participations, je n’avais pas vu une fois le drapeau à damier, pas de qualification évidemment et un séjour bordelais qui se terminait à chaque fois sous la tente infirmerie ! C’est donc à reculons que « j’accompagne » Francky encore en course pour le titre ! Heureuse surprise ! Après encore une belle passe d’armes, j’arrache le droit d’être présent en finale pour la première et dernière fois à Bordeaux puisque ce circuit n’accueillera plus les Promosports en 2005 ! Enfin, restent les trois courses « plaisir » : Le Mans, Ledenon n°2 et Le Vigeant ! Le Mans, bien sur! Comment ne pas éprouver une profonde satisfaction à mettre ses modestes roues sur ce mythique tracé ! Revêtement parfait, des vibreurs dignes de ce nom (n’est-ce pas Mérignac…), un cadre majestueux, bref que du bonheur ! L’année passée, en signant le huitième meilleur temps en course et une douzième place finale (sur 80 candidats) j’obtenais mon meilleur résultat ! Cette année, les chronos ne sont pas là, même si pour la première fois je me qualifie dès la séance chrono ! En finale, une mise sur l’angle approximative me fera souvent escalader les vibreurs et terminer loin ! Mais encore une fois, que du plaisir ! La deuxième de Ledenon m’offrira une qualification dès les chronos du samedi matin ; je savoure donc la finale sur ce tracé riche en émotions ! C’est un drapeau rouge qui mettra fin à une course brûlante ! Quelle satisfaction de terminer cette longue saison sur un aussi beau tracé que celui du Vigeant ! Certes, la météo, capricieuse à souhaits, nous fit bien comprendre qu’il était temps de ranger nos cuirs pour un temps : chaque journée nous donnait le loisir de passer en revue les quatre saisons : s’enchaînaient invariablement, brume matinale, pluie, vent glacial, rayon de soleil salvateur … Qualification relativement facile en repêchage et finale plaisante, même si en étant plus saignant dans les premiers tours je devais faire mieux ! Fin d’une saison éprouvante : psychologiquement, elle n’a pas fait que du bien, mais content d’être allé à son terme car ce n’était pas forcément chose acquise ! Il me reste à utiliser les mois d’hiver pour retrouver mon efficacité passée ! Ca va le faire ! Merci à mes fidèles partenaires pour leur confiance renouvelée Merci aux amis d’avoir été aussi présents pour m’aider en toute occasion Merci à ma famille pour son soutien sans faille Merci à PHOTOPRESS pour la qualité de ses images Rendez-vous en 2005. Squadra Tango by Tanguy Rouzel #35 |
