24 Heures du Mans 2024, Porsche en pôle position
Porsche Penske Motorsport #6 en pôle position
La Porsche Penske Motorsport #6 est la seule, avec la Cadillac V-Series.R #2, à avoir amélioré son meilleur temps absolu entre la séance de qualification et l’Hyperpole.
Un détail ? Peut-être pas. Disputée par des conditions plus fraîches jeudi, avec un ciel plus chargé, l’Hyperpole réunissait des éléments qui semblent mieux sourire à la 963.
À titre de comparaison, les temps avaient chuté de deux secondes entre les deux séances en 2023.
Kévin Estre sait être décisif dans les moments forts.
Il ne faut pas non plus minimiser l’effort réalisé par Kévin Estre, qui sait être décisif dans les moments forts. « C’était une Hyperpole très compliquée. Il fallait économiser de l’énergie et mettre les pneus à température. C’était stressant, car, après le drapeau rouge, on savait que ça allait être juste pour faire deux tours, explique le pilote Porsche. J’ai eu des bonnes indications de la part du muret des stands. La voiture incroyable à piloter avec moins de carburant. Il a fallu dépasser une LMP2 à Indianapolis et ça m’a coûté un peu de temps, mais j’en ai sans doute gagné avec l’aspiration. Le tour n’était pas loin d’être parfait. C’est vraiment une superbe sensation d’être ici en pole position de la plus grande course d’endurance au monde. L’équipe a effectué un travail exceptionnel comparé à notre position de l’an passé. Nous avons changé de planète. Désormais, il y a 24 heures de course devant nous, alors tout reste à faire. »
Et Cadillac ? la V-Series.R #2 d’Earl Bamber/Alex Lynn/Alex Palou, deuxième après l’Hyperpole, partira pourtant au septième rang à cause d’une pénalité. Celle-ci a été infligée suite à l’accident dont Earl Bamber a été jugé responsables aux 6 Heures de Spa-Francorchamps, ayant entraîné une interruption de la course. La marque américaine a bien failli enlever l’Hyperpole avec Sébastien Bourdais (Cadillac V-Series.R #3). L’an passé, Cadillac avait emmené ses trois voitures à l’arrivée (troisième, quatrième, dix-septième). Pour 2024, l’objectif est la victoire.
À noter que, du côté des vainqueurs sortants, il faudra composer dès le début avec un handicap. Deux Ferrari 499P (la #50 et la #83) devront rester stationnées dix secondes de plus à leur premier ravitaillement pendant la course, pour non-respect de la procédure d’arrêt pendant les essais. Dix secondes qui vont probablement avoir un impact lors de la première salve de passages par les stands.
Louis Delétraz au sommet de son art ?
La catégorie LMP2 ne voit s’affronter que des châssis Oreca 07 à moteur Gibson. Une monotypie qui pousse les équipes à rechercher les meilleurs réglages. Pour les pilotes, c’est aussi un élément important. Toute performance individuelle est remarquée. À ce jeu, on le sait, Louis Delétraz est un pilote sur lequel on peut compter. Vainqueur en mars des 12 Heures de Sebring, double champion European Le Mans Series (ELMS), titré en Championnat du monde d’endurance (WEC), le Suisse est déjà une référence en endurance. Son expérience si riche en monoplace – de la Formula BMW à la F2 en passant par un rôle de pilote de réserve en F1 – en font un atout précieux pour chasser le chrono. Sur l’Oreca 07-Gibson #14 AO by TF, il compose avec PJ Hyett et Alex Quinn un équipage parmi les favoris.
À la veille du départ, bien difficile de donner toutefois un favori tant les performances individuelles sont remarquables. Les 14 meilleurs temps absolus de la catégorie sont le fait de pilotes sur… 14 voitures différentes. Cela montre qu’un équipage ne domine pas les autres. C’est bien la complémentarité qui sera la clé ce week-end, une fois encore.
McLaren s’offre un retour aux avant-postes du LMGT3
En 1995, McLaren créait la surprise en remportant les 24 Heures du Mans dès sa première tentative. Presque 30 ans plus tard, à la faveur du règlement LMGT3, McLaren revient (la dernière apparition des F1 GTR remonte à 1998). Et ce retour est une fête. Avec trois châssis engagés, le constructeur britannique est solidement armé. Brendan Iribe a apporté une délivrance avec l’Hyperpole. Mais il ne faut pas sous-estimer Lexus et Ford, que l’on voit aussi souvent devant. À l’image de l’Hypercar, la catégorie LMGT3 comporte elle aussi 23 engagés, et elle aussi neuf marques. La grille de départ reflète une première hiérarchie, mais, rappelons-le, cette catégorie est nouvelle en Sarthe.
Les 24H00 du Mans c’est sur www.24h-lemans.com
Notre reportage photo sur les Essais Qualificatifs
des 24 Heures du Mans 2024 [FIA WEC]


































