Toyota Gazoo Racing remporte les 24 Heures du Mans 2022
Les 380 tours de l’épreuve furent menés par les Toyota !
Toyota mieux que tout autre constructeur le sait : le statut de favori ne fait pas tout, la victoire doit se construire sur la piste, 24 heures durant. Oui, Toyota faisait figure d’élu avant même le départ grâce aux succès passés. Mais Alpine était en tête du classement constructeurs du Championnat du Monde d’Endurance (WEC) avant le grand rendez-vous. Et la Scuderia Cameron Glickenhaus, qui ne cesse de faire progresser ses 007 LMH, pouvait prétendre à la couronne. Il n’en fut finalement rien.
Toyota a brillé dans cette édition pionnière, la première au cours de laquelle tous les concurrents utilisaient le carburant Excellium Racing 100 100% durable, qui permet de réduire de 65% a minima les émissions de gaz à effet de serre.
Les 380 tours de l’épreuve furent menés par les Toyota. Le commandement a fréquemment été échangé entre les deux équipages. Sur la piste en fonction du rythme des pilotes ou selon les performances des mécaniciens, les deux GR010 Hybrid se sont relayées en tête. Mais, à la 9e heure, à la faveur d’une slow zone, la #8 s’échappait avec 30 secondes d’avance. L’écart se maintenait au fil de la nuit, puis à 7 h 47, la #7 était stoppée peu après Arnage avant de rejoindre son stand. José Maria López procédait alors à plusieurs redémarrages complets de la voiture. Les positions allaient rester inchangées jusqu’à l’arrivée.
Alpine est passé à côté du rendez-vous manceau. Très tôt, des problèmes au niveau de l’embrayage forçaient les mécaniciens à rentrer la voiture dans son box. À deux reprises, l’Alpine A480-Gibson #36 d’André Negrão, Nicolas Lapierre et Matthieu Vaxivière perdait 10 minutes. En y ajoutant plusieurs erreurs en piste, la voiture au A fléché n’a jamais été dans le coup, naviguant toujours au-delà de la 20e place.
Dans le clan de Jim Glickenhaus, on peut se féliciter de découvrir le podium. La 007 LMH #709 de Ryan Briscoe, Richard Westbrook et Franck Mailleux a été retardée en début de course par un problème de capteur de turbo, mais a ensuite livré une prestation sans faille.
La #708 fut longtemps la voiture en pointe du duo mais une sortie d’Olivier Pla au Tertre Rouge à 23 h 17 brisait les rêves de podium.
Sébastien Buemi compte désormais quatre victoires et devient l’égal de Yannick Dalmas, Olivier Gendebien ou Henri Pescarolo. Brendon Hartley passe lui à trois victoires réparties entre deux constructeurs (Porsche 2017, Toyota 2021 et 2022) et Ryo Hirakawa ouvre son palmarès. Il fait partie maintenant du club très fermé des pilotes japonais victorieux en Sarthe avec Seiji Ara (2004), Kamui Kobayashi (2021), Kazuki Nakajima (2018, 2019, 2020) et Masanori Sekiya (1995).
Les 24 heures du Mans c’est sur www.24h-lemans.com
Notre reportage photo sur les 24 Heures du Mans 2022
Grand circuit des 24H00, Le Mans [FIA WEC]


































